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La CIDCA tient sa conférence de presse régulière du premier trimestre 2025

Mis à jour : 2025-03-18

(Le 17 mars 2025)

Li Ming : Chers amis de la presse, bonjour à toutes et à tous. 

Je suis Li Ming, porte-parole de l’Agence chinoise de coopération internationale pour le développement (CIDCA). Bienvenue à la conférence de presse régulière de la CIDCA du premier trimestre 2025.

Cette année marque le 75ème anniversaire de l’aide chinoise à l’étranger depuis la fondation de la République populaire de Chine. L’objectif fondamental de l’aide chinoise à l’étranger consiste à la consolidation des relations amicales et la contribution au développement commun. Tout d’abord, je voudrais présenter l’aide chinoise à l’étranger et la coopération internationale pour le développement récemment mises en œuvre par la Chine.

Tout d’abord, œuvrer pleinement au service de la diplomatie de notre Chef d’État. En 2024, la diplomatie de notre président a porté des fruits. La CIDCA a contribué à l’organisation d'événements majeurs tels que le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) ou le 19e Sommet des dirigeants du G20, et a accueilli des visites de chefs d’État de 30 pays, dont les Maldives, les Fidji, l’Afrique du Sud et le Pérou. Nous avons conçu et promu avec rigueur la mise en œuvre de mesures d’aide à l’étranger, ce qui a permis d’obtenir des centaines de résultats remarquables. 

En tant que l’un des trois organismes chefs de file du Comité de suivi chinois du Forum sur la coopération sino-africaine, la CIDCA a méticuleusement planifié et conçu la mise en œuvre des résultats du sommet, tout en assurant l’avancement, contribuant ainsi positivement à la réussite de l’événement.

Guidé par l’orientation stratégique de l’Initiative pour le développement mondial (IDM), la CIDCA a minutieusement élaboré des mesures d’aide à l’étranger à l’occasion des visites de dirigeants de pays tels que la Grenade, le Sri Lanka, le Kirghizistan et le Pakistan, signant des dizaines de documents de coopération, notamment des accords intergouvernementaux de coopération économique et technique, des protocoles d’accord sur la mise en œuvre de l’IDM, ainsi que des échanges de notes relatifs à l’assistance technique, au lancement de projets et aux études de faisabilité.

Deuxièmement, promouvoir le développement commun du Sud global. L’année 2024, le chef d’État chinois a annoncé huit actions prises par la Chine en faveur du développement mondial, insufflant ainsi une nouvelle dynamique au développement accéléré du Sud global. La Chine est un membre naturel du Sud global ; elle porte ce dernier dans son cœur et y est profondément ancrée. En prenant en compte les aspirations au développement et les besoins concrets des pays du Sud global, la Chine fait progresser de manière coordonnée tant les grands projets phares que les projets de subsistance « petites mais intelligents ». En 2024, des projets majeurs tels que l’hôpital général Mahosot au Laos et le Centre culturel et artistique d’Afrique centrale en République démocratique du Congo, ont été achevés. Des projets de subsistance ont progressé sans encombre, notamment la fourniture d’installations et d’équipements pour les ateliers Luban au Kazakhstan et au Nicaragua, d’équipements de dessalement d’eau de mer par micro-réseau aux Maldives, ainsi que des logements abordables pour les populations à faible revenu à Colombo, au Sri Lanka.

La CIDCA promeut activement le développement des ressources humaines, partage l'expérience de la Chine en matière de gouvernance de l’État et soutient d’autres pays en développement dans la recherche de voies de développement durable adaptées à leurs réalités nationales. En 2024, la CIDCA a lancé et mis en œuvre plus de 1 700 projets de formation en développement des ressources humaines dans le cadre de l’aide chinoise à l’étranger, formant ainsi plus de 48 000 personnes. Pour 2025, il est prévu de mettre en œuvre plus de 2 000 programmes de formation dans le cadre de l’aide à l’étranger et de former plus de 50 000 personnes, couvrant les 17 Objectifs de développement durable des Nations Unies. À l’avenir, la Chine concevra des projets étroitement alignés sur les trois grandes initiatives mondiales et offrira 100 000 opportunités de formation aux pays du Sud global.

Troisièmement, créer de manière innovante de nouvelles marques emblématiques dans le cadre de l’aide chinoise à l’étranger. L’aide de la Chine à l’étranger privilégie les besoins des pays bénéficiaires et évite d’imposer sa volonté à autrui, tout en s’adaptant à l’évolution de l’époque. Auparavant, les projets emblématiques se concentraient principalement sur des domaines tels que l’agriculture et la santé et l’hygiène. La Chine cherche à étendre les domaines d'intervention de l’aide à l’étranger. L’économie numérique, l’intelligence artificielle, l’aérospatiale et l’économie bleue figurent parmi les nouveaux axes prioritaires des initiatives d’aide. En février 2025, la CIDCA a publié un document mettent l’accent sur les projets « petit mais intelligents » et la section du projet d’aide au développement vert du rapport intitulé « Pratiques chinoises de la coopération internationale pour le développement », illustrant les progrès positifs de l’aide chinoise au développement vert en termes d’échelle croissante, de méthodes de plus en plus diversifiées et de domaines de plus en plus riches.

Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions.

Phoenix TV : Depuis l’entrée en fonction de l’administration Trump, la politique américaine d’aide à l’étranger a connu des ajustements importants. Le Département d’État américain a récemment annoncé son intention de supprimer plus de 90 % des financements à l’étranger de l’USAID. Comment la Chine perçoit-elle l’impact de cette mesure sur le paysage de la coopération internationale pour le développement? 

Li Ming : certains pays ont considérablement modifié leurs politiques d’aide à l’étranger. Plusieurs médias ont fait état de l’annulation confirmée de projets représentant des dizaines de milliards de dollars, avec des réductions dépassant les 90 %. Nous avons constaté que certains pays développés ont diminué de manière continue leurs contributions à l’aide au développement. Nous suivons de près les difficultés et les perturbations engendrées pour les bénéficiaires, et nous comprenons leur malaise ainsi que leur sentiment d’impuissance. Nous estimons que de tels ajustements et changements vont à l’encontre des engagements et obligations pris par certains pays dans le cadre de l’ONU et ils s’opposent à la tendance dominante. Bien entendu, nous ne considérons pas que l’aide au développement précédemment fournie par ces pays ait été particulièrement bonne. 

Chercher son propre intérêt au détriment d’autrui ne permet pas de bâtir un monde meilleur ; l’unilatéralisme constitue un terreau propice aux risques mondiaux. Un grand pays doit honorer ses engagements internationaux et assumer les responsabilités qui lui incombent, plutôt que de revenir sur sa parole, d’agir uniquement dans son propre intérêt ou d’intimider les plus faibles.

Dans un monde confronté à un flux incessant de défis planétaires, aux politiques étrangères de certaines nations qui vont à contre-courant de la tendance dominante et à un programme de développement durable de l’ONU menacé de régression, la stabilité politique et l’action soutenue de l’aide pour le développement de la Chine insufflent un puissant sentiment de certitude dans un monde incertain. La Chine a avancé une série de nouveaux concepts et initiatives novateurs, tels que la vision d’une communauté de destin pour l’humanité, l’initiative « la Ceinture et la Route » et les trois grandes initiatives mondiales. La Chine défend constamment les principes de sincérité, de résultats tangibles, d’affinité et de bonne foi. Son engagement à accroître les ressources consacrées à la coopération pour le développement mondial demeure inchangé. Les principes de non-ingérence dans les affaires intérieures, de non-subordination à des conditions politiques, et de non-recours aux promesses creuses ne changeront pas. L’approche de la Chine en matière d’aide à l’étranger — consistant à agir selon ses moyens tout en déployant tous ses efforts — ne changera pas, pas plus que sa position fondée sur la concertation d’égal à égal et la coopération gagnant-gagnant avec ses partenaires de développement, tant du Nord que du Sud.

Nous appelons les pays du Nord à défendre un véritable multilatéralisme, à honorer leurs engagements en matière de développement, à faire preuve de responsabilité et à rejeter la logique du jeu à somme nulle. Nous les exhortons à faire preuve de solidarité envers le Sud et à œuvrer de concert pour faire avancer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

CCTV : Vous avez mentionné que l’intelligence artificielle (IA) est un nouveau domaine de l’aide chinoise à l’étranger. Les technologies chinoises d’IA ont suscité récemment une attention et des débats considérables à l’échelle mondiale, et les dernières tendances en matière de développement dans certains secteurs mondiaux sont étroitement liées à l’IA et à la numérisation. La Chine mène-t-elle des projets d’aide à l’étranger dans ces domaines ?

Li Ming : En septembre 2021, le chef d’État chinois a proposé l’Initiative pour le développement mondial (IDM), dont l’économie numérique et les interconnexions de l’ère numérique sont des domaines de coopération clés. Orienté par l’IDM, nous nous engageons activement dans l’aide à l’étranger et la coopération internationale pour le développement dans le domaine numérique. Nous aidons les pays en développement à promouvoir la généralisation des industries numériques et accélérer la transformation numérique des industries traditionnelles, à renforcer leurs capacités numériques, à stimuler l’innovation technologique et une croissance économique durable, tout en cherchant à établir de nouveaux marqueurs de l’aide chinoise à l’étranger, notamment dans les domaines de l’économie numérique et de l’intelligence artificielle.

Nous avons mis en place un large éventail de plateformes de coopération et d’échange dans le domaine du développement numérique. L’année 2024, la CIDCA a organisé la deuxième conférence de haut niveau du Forum sur l’action mondiale pour un développement partagé et l’un des forums parallères avait pour titre « Intégrer les savoir-faire numériques et en intelligence artificielle pour faciliter l'interconnexion et le développement mondiaux ». Nous avons également lancé de manière innovante une émission en direct consacrée à l’économie numérique mondiale, mettant en valeur des produits uniques et des projets de tourisme culturel issus de divers pays, tout en faisant découvrir le charme et le potentiel de l’économie numérique à plus de 33 millions d’internautes, en Chine comme à l’étranger. Dans le cadre du forum Chine-océan Indien sur la coopération de développement de l’économie bleue, nous œuvrons à la mise en place d’un centre de coopération sino-africain pour les applications de télédétection par satellite, tirons parti des technologies numériques pour renforcer la qualité et l’efficacité de la prévention et de l’atténuation des catastrophes ainsi que de la réponse au changement climatique.

Nous continuons à mettre en œuvre des projets de coopération dans les domaines de l’économie numérique et de la connectivité numérique intelligente. La Chine a accompli des projets d’infrastructure numérique dans 15 pays et organisations internationales, dont le Pakistan, le Laos, l’Égypte et l’Ouganda, couvrant des secteurs tels que les télécommunications, Internet, l’administration en ligne, les transports intelligents et la technologie satellitaire. Le projet de réseau fédérateur national à haut débit (TIC) en Tanzanie, réalisé avec l’aide de la Chine, a permis de réduire de 58 % les tarifs téléphoniques nationaux et de 75 % les coûts d’accès à Internet, offrant ainsi aux zones rurales isolées et aux populations locales la possibilité de bénéficier des fruits du développement numérique.

Nous œuvrons activement à la formation de talents pour le développement numérique des pays en développement. Nous avons organisé près de 300 sessions de formation sur des sujets liés au numérique. En formant un grand nombre de professionnels spécialisés dans les secteurs de l’économie numérique, de l’éducation numérique et de la gouvernance numérique, nous aidons ces pays à surmonter les pénuries de talents et à renforcer considérablement leur capacité à assurer une croissance économique numérique autonome ainsi qu’une gouvernance efficace. Les ateliers Luban ont également intégré la formation à l’intelligence artificielle dans leurs programmes.

La partie chinoise est disposée à renforcer les échanges et la coopération avec toutes les parties, en tirant parti des technologies numériques et de l’intelligence artificielle pour favoriser le développement durable, et à explorer conjointement et en profondeur les vastes horizons de ces technologies.

China Daily : Nous relevons que le Rapport sur l'activité du gouvernement de 2025 indique que « De concert avec la communauté internationale, la Chine entend œuvrer à l’avènement d’un monde multipolaire égal et ordonné, ainsi qu’à une mondialisation économique inclusive qui profite à tous. Le pays travaille à la concrétisation de l’initiative pour le développement mondial, de l’initiative pour la sécurité mondiale et de l’initiative pour la civilisation mondiale. La Chine participe activement à la réforme et au développement du système de gouvernance mondiale, s’emploie à construire une communauté de destin pour l’humanité et œuvre sans relâche à l’avènement d’un futur de prospérité et de paix universelles. » Pourriez-vous nous faire part des derniers développements de l’initiative pour le développement mondial ?

Li Ming : Depuis que cette initiative a été proposée il y a trois ans, elle n’a cessé de s’approfondir et de se consolider, donnant des résultats concrets.

Nous élargissons constamment notre cercle d’amis. Nous avons œuvré pour que l’Afrique devienne le premier continent à accueillir et à soutenir pleinement l’Initiative pour le développement mondial (IDM). Lors du Sommet de Pékin du Forum sur la coopération sino-africaine, la CIDCA a pris l’initiative de publier la « Déclaration conjointe Chine-Afrique sur l’approfondissement de la coopération dans le cadre de l’Initiative pour le développement mondial » avec les pays africains et l’Union africaine. Trente-cinq pays africains ont rejoint le « Groupe des Amis de l’Initiative pour le développement mondial », soit plus de 40 % du total mondial. Plus de 80 pays ont rejoint « Groupe des amis de l’Initiative pour le Développement mondial ». Plus de 70 pays, régions et organisations internationales ont rejoint le réseau de centres mondiaux de promotion du développement. Plus de 70 pays, organisations internationales et institutions financières ont signé des accords de coopération avec la CIDCA pour mettre en œuvre l’IDM.

Nous améliorons et enrichissons les mécanismes de coopération. Le secrétariat du réseau de centres mondiaux de promotion du développement est désormais officiellement opérationnel. Le Global Development Project Pool compte un total cumulé de plus de 1 100 projets, avec le financement dédié au Global Development Capital Pool atteignant 14 milliards de dollars. Le secrétariat du groupe de travail conjoint entre la CIDCA et la Fondation Gates a été officiellement mis en place, et des structures telles que la base de formation à l’innovation du Centre de promotion du développement mondial ainsi que la « Communauté des jeunes leaders pour le développement mondial » fonctionnent de manière ordonnée.

Nous nous engageons dans diverses formes de coopération pratique. La CIDCA a organisé des événements majeurs, dont les deux éditions de la conférence de haut niveau du Forum sur l’action mondiale pour un développement partagé et les trois éditions de Forum Chine-océan Indien sur la coopération de développement de l’économie bleue, afin de parvenir à un consensus sur le développement et promouvoir conjointement le thème principal de la coopération en matière de développement durable. Nous faisons avancer la mise en œuvre du programme « talents bleus » pour les pays de l’océan Indien et collaborons avec des organisations internationales — telles que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) — sur des projets liés, notamment, au développement vert et au changement climatique au sein de ces nations.

L’initiative pour le développement mondial est ancrée dans la coopération pour le développement et axée sur un développement partagé. Il témoigne d’une influence, d’un pouvoir d’attraction et d’une capacité de façonnement considérables sur la scène internationale. Cette année, nous continuerons à faire avancer de manière coordonnée tant les grands projets phares que les projets de subsistance « petits mais intelligents », contribuant ainsi à la mise en œuvre concrète de l’IDM. Ce faisant, nous insufflerons une nouvelle dynamique à la réalisation des Objectifs de développement durable des Nations Unies et apporterons de nouvelles idées et sources d’inspiration pour le développement mondial dans l’après-2030.

Agence de presse Xinhua : L’année dernière, le sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) s’est tenu avec succès, marquant le début d’une nouvelle phase dans la construction conjointe d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique à toute épreuve à l’ère nouvelle, ainsi que dans la mise en œuvre des six propositions majeures visant à faire progresser la modernisation Chine-Afrique et les dix actions de partenariat. Pourriez-vous faire le point sur la mise en œuvre des résultats de ce sommet ?

Li Ming : Le Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) s’est tenu avec succès en septembre dernier. Il s'agissait d'un grand rassemblement axé sur la coopération pour le développement et le renforcement de l’amitié et de la solidarité. La Chine et l’Afrique ont adopté à l’unanimité deux documents importants aux caractéristiques contemporaines : la Déclaration de Beijing sur la construction conjointe d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique à toute épreuve à l’ère nouvelle et le Plan d’action de Beijing (2025-2027) du Forum sur la Coopération sino-africaine. Le chef d’État chinois a prononcé un discours d’ouverture, rencontré les dirigeants de nombreux pays et sont parvenus à des consensus importants. Actuellement, la coopération avec l’Afrique s’articule autour des mots clés « action » et « mise en œuvre », traduisant le consensus atteint par les dirigeants en résultats tangibles et concrets. Cette année, la Chine accueillera la réunion ministérielle des coordinateurs sur la mise en œuvre des actions de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine, qui précisera le calendrier et la feuille de route de cette mise en œuvre.

En tant que l’un des trois organismes chefs de file du Comité de suivi chinois du Forum sur la coopération sino-africaine, la CIDCA a organisé la mise en œuvre des résultats du sommet selon une approche « un pays, une politique ». Nous avons commencé à les appliquer immédiatement après le sommet. Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec les pays africains pour mettre en œuvre près de 200 projets soutenus par les 80 milliards de yuans promis sous diverses formes d’aide au cours des trois prochaines années, couvrant des secteurs tels que les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’économie numérique, le développement vert, le changement climatique, la réduction de la pauvreté et l’éducation. Un programme d’aide alimentaire d’urgence de 210 millions de yuans a été mis en œuvre. Nous avons également formé plus de 6 000 professionnels pour le compte de pays africains. Nous avons fondé un centre d’excellence Chine-Afrique (Ethiopie)-Nations Unies (ONUDI) en Éthiopie, axé sur le soutien à l’industrialisation, à la modernisation agricole et à la formation des ressources humaines en Afrique. Des résultats préliminaires ont déjà été obtenus dans ces trois domaines.

À l’avenir, nous continuerons à travailler en étroite collaboration avec les pays africains sur la planification et la conception, à renforcer davantage le prestige du Forum sur la coopération sino-africaine, à veiller à ce que les résultats concrets de la coopération pour le développement profitent aux peuples de Chine et d’Afrique, et à contribuer à la construction d’une communauté d’avenir partagé sino-africaine pour la nouvelle ère.

CGTN : Les conflits et les troubles régionaux sont fréquents. En tant que grande puissance responsable, la Chine a apporté une aide substantielle aux nations dans le besoin. Pourriez-vous faire le point sur nos efforts en matière d’aide humanitaire?

Li Ming : Chaque fois qu’une catastrophe humanitaire survient dans le monde, la Chine est toujours parmi les premières à tendre la main. Depuis 2018, la Chine a fourni une aide d’urgence à plus de 70 pays à plus de 1 000 occasions, couvrant des régions telles que l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine, le Pacifique Sud et l’Europe. En 2024, la Chine a fourni près de 50 lots d’aide humanitaire d’urgence sous diverses formes, notamment des secours en cas de catastrophe, des denrées alimentaires, des fournitures et une assistance médicale, à plus de 40 pays et régions, tels que Cuba, le Vanuatu, le Laos, le Myanmar, la Tanzanie et la République du Congo. 

La Chine suit de près l’évolution de la situation à Gaza. La question palestinienne est au cœur de la problématique du Moyen-Orient et concerne la conscience ainsi que la justice internationales. La Chine, en tant que grande puissance responsable, accorde une grande importance à la crise humanitaire à Gaza. Depuis le déclenchement de la dernière phase du conflit israélo-palestinien en octobre 2023, la Chine a réagi sans délai en fournissant quatre lots d’aide humanitaire d’urgence. Les fournitures comprenaient notamment de la nourriture, des médicaments, des tentes, des couvertures, des vêtements chauds, des toilettes mobiles et des respirateurs, apportant ainsi une contribution positive à l’atténuation de la situation humanitaire à Gaza. En mai 2024, la Chine a annoncé une aide supplémentaire de 500 millions de yuans et la CIDCA met activement en œuvre ces mesures. Depuis le cessez-le-feu du 19 janvier, nous avons saisi l’occasion de collaborer avec l’Organisation caritative hachémite de Jordanie (JHCO) pour acheminer rapidement des colis alimentaires destinés à 60 000 familles dans la bande de Gaza. Nous avons également fourni à la Palestine une aide alimentaire et médicale d’une valeur de 25 millions de yuans par l’intermédiaire du Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud. Tout en respectant pleinement les besoins de la partie palestinienne, la Chine continuera de coopérer avec l’Égypte, la Jordanie et les agences des Nations unies pour rechercher activement des moyens réalisables d’acheminer une aide humanitaire d’urgence à Gaza et pour honorer intégralement ses engagements en matière d’aide, contribuant ainsi aux efforts visant à atténuer la crise humanitaire à Gaza et à instaurer une paix et une stabilité durables au Moyen-Orient.

Dans l’ensemble, l’aide humanitaire chinoise se concentre sur deux aspects : premièrement, l’aide d’urgence qui vient d’être évoquée ; et deuxièmement, la reconstruction apost-catastrophe. L’exemple le plus marquant est la série de mesures d’aide à la reconstruction déployées à la suite des inondations historiques survenues au Pakistan en 2022. La Chine défendra constamment l’esprit d’internationalisme et d’humanitarisme et apportera une aide opportune selon des besoins urgents des bénéficiaires et par divers canaux, aux pays et aux populations en difficulté, contribuant ainsi de manière significative à atténuer la crise humanitaire mondiale.

The Paper : Lors d’une conférence de presse tenue à Kiev le 23 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé l’espoir de voir la Chine apporter son aide pour mettre fin à la guerre, rétablir la paix et faciliter la future reconstruction de l’Ukraine. Quelle est la réaction de la Chine à ce sujet ?

Li Ming : Depuis la crise ukrainienne, la Chine a fourni quatre lots d’aide humanitaire à l’Ukraine. La partie chinoise continuera d’agir comme une force positive pour le maintien de la paix et de la stabilité dans le monde, ainsi que comme une force progressiste œuvrant pour l’équité et la justice à l’échelle mondiale. Elle est prête à continuer d’apporter son aide, dans la limite de ses capacités et conformément aux souhaits des parties concernées, dont la reconstruction d’après-guerre.

China News Service : Certains médias étrangers ont rapporté que le nouvel aéroport international de Gwadar au Pakistan construit avec l’aide de la Chine est déserté et n’a apporté aucun avantage aux populations locales. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Li Ming : Le nouvel aéroport international de Gwadar au Pakistan constitue une étape majeure marquant l’approfondissement du développement du corridor économique Chine-Pakistan, ainsi qu’une infrastructure clé pour faire du port de Gwadar un pôle régional de connectivité. L’aide chinoise à la construction de cet aéroport répond à la volonté ferme du gouvernement et du peuple pakistanais, motivée par l’objectif d’améliorer le bien-être local et de favoriser le développement régional, tout en s’appuyant sur des études de faisabilité scientifiques et rigoureuses. Parallèlement, nous mettons en œuvre des mécanismes dédiés de suivi et d’évaluation pour garantir que chaque centime de cette aide soit utilisé de la manière la plus efficace possible.

Actuellement, l’aéroport a été remis à la partie pakistanaise et a officiellement commencé ses opérations. La mise en place de liaisons aériennes et le développement du trafic passagers pour un aéroport de grande envergure prennent du temps et cela ne peut se faire du jour au lendemain. Les autorités pakistanaises compétentes élaborent en ce moment des plans opérationnels concrets et des stratégies de développement pour le nouvel aéroport, améliorent systématiquement le réseau routier reliant ce nouvel aéroport aux autres régions du Pakistan et intensifient les échanges avec les pays de la région concernant l’ouverture de liaisons aériennes vers cette infrastructure. Grâce au développement socio-économique de Gwadar et de ses environs et à l’approfondissement continu du Corridor économique Chine-Pakistan, le nouvel aéroport international de Gwadar servira de pont aérien entre Gwadar et les pays de la région, tout en donnant un nouvel élan à l’amitié entre la Chine et le Pakistan.

Global Times : Selon les médias, la décision des États-Unis de mettre fin aux opérations d’USAID et d’annuler des projets a porté un coup dur aux organisations internationales, entravant la progression d’un grand nombre de projets d’aide. La partie chinoise a-t-elle communiqué avec les organisations internationales concernées au sujet de ces changements ? Prendra-t-elle des mesures pour soutenir ces organisations afin qu'elles puissent assurer la continuité de leur travail?

Li Ming : Dans le monde actuel, l’unilatéralisme est en hausse et la politique du plus fort prévaut. Le système de gouvernance mondiale centré sur les Nations unies est remis en question et contesté par certains pays, et la cause du développement mondial traverse une crise.

Cette année marque le 80ème anniversaire de l’ONU. En tant que membre fondateur des Nations Unies et membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine a constamment et fermement soutenu les efforts de développement de l’ONU et a défendu avec constance le système international dont les Nations Unies constituent le noyau. Dans le cadre de l’IDM, la Chine n’a cessé de consolider un consensus sur le développement mondial, d’établir des partenariats diversifiés, d’améliorer les mécanismes et de promouvoir une coopération pragmatique, obtenant ainsi des résultats tangibles.

Guidés par l’IDM et déterminés à promouvoir la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, nous avons organisé deux éditions de conférence de haut niveau du Forum sur l’action mondiale pour un développement partagé ainsi que trois éditions de Forum Chine-océan Indien sur la coopération de développement de l’économie bleue et nous avons co-organisé la Conférence mondiale sur les capacités nationales d’évaluation avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Des milliers de participants venus de plus de 200 pays et organisations internationales ont pris part à ces événements, qui ont abouti à plus de 100 retombées en matière de coopération pour le développement. Cela a offert une plateforme d’échange d’idées sur diverses approches du développement et ont donné une nouvelle dynamique à la mise en œuvre des résultats du développement multilatéral.

Nous avons mutualisé diverses ressources en faveur du développement, faisant du Fonds pour le développement mondial et la coopération Sud-Sud doté de 4 milliards de dollars un moteur essentiel de projets multilatéraux « petits mais intelligents » destinés à améliorer les conditions de vie des populations. À ce jour, dans le cadre de ce Fonds, nous avons collaboré avec plus de 20 organisations internationales — dont le PNUD, le PAM et l’ONUDI — pour mener à bien plus de 160 projets dans plus de 60 pays, au bénéfice de plus de 30 millions de personnes dans les pays en développement. Nous avons également pleinement mobilisé des sources de financement social pour constituer le Global Development Capital Pool de 14 milliards de dollars US, créant ainsi des solutions de financement sur mesure pour un large éventail de projets de développement.

Nous élargissons continuellement notre cercle d’amis. Au-delà de nos liens avec les pays en développement, nous avons mis en place des mécanismes de dialogue institutionnel avec des pays développés — tels que l’Allemagne et le Japon — ainsi qu’avec des organisations multilatérales de développement pilotées par des pays développés, comme l’OCDE. Nous entretenons également des échanges étroits avec des institutions et des organisations non gouvernementales de renommée internationale, notamment la Fondation Gates et la Fondation Rockefeller. Nous approfondissons les échanges et l’apprentissage mutuel, explorons des pistes de coopération trilatérale et multilatérale, et mettons à profit nos atouts respectifs au bénéfice d'un plus grand nombre de pays en développement. Nous sommes prêts à coopérer avec tous les partenaires attachés à un développement mondial équitable, mutuellement bénéfique, équilibré et inclusif.

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